Littérature, idéologies, représentations XVIIIe siècle

 

Séminaires

Création, media, médias


Séminaire organisé en lien avec l’École doctorale n° 50 LLSH de l’université Stendhal-Grenoble 3
Année 2013-2014

Responsables : Isabelle Krzywkowski (CRI), Jean-Pierre Bobillot (Traverses 19-21) et Yves Citton (LIRE)

Le mardi – de 13h30 à 15h30 – Grande Salle des Colloques / université Stendhal


Qu’est-ce qu’un « media » ? En quoi toute création est-elle « médiatique » ‒ ou « médio-poétique » ? Dans quelle mesure le medium / les médias ont-ils un impact sur la création et sur la réception des œuvres ? Quelles sont les théorisations, récentes ou plus anciennes, qui peuvent nous aider à faire sens des media, de leur emprise et de leur créativité ? En quoi ces théorisations peuvent-elles aider les doctorants à préciser l’objet, le cadrage, le statut, les enjeux de leur recherche ? Telles sont les questions auxquelles essaieront de répondre les séances de ce séminaire transdisciplinaire, qui chercheront à comprendre quelle est la créativité propre des différents media utilisés dans les pratiques artistiques, les discours de savoir ou de pouvoir. À l’heure des « humanités numériques », s’interroger sur les puissances propres de media est une urgence dont littéraires et linguistes ne peuvent pas se passer ‒ et pour laquelle un dialogue avec les théories de la communication s’impose.

Médiation culturelle & humanités scientifiques


Séminaire interdisciplinaire organisé en collaboration avec la Maison de la Création et l’École doctorale n° 50 LLSH de l’université Stendhal-Grenoble 3
Année 2013-2014

Responsable : Martial Poirson


Ce séminaire à destination des doctorants de l’université Stendhal se veut aussi ouvert que possible aux étudiants venant des formations les plus diverses. Une attention particulière sera accordée cette année aux pratiques de discours, de récit, de scénarisation, de mise en spectacle et de réécriture de l’Histoire, ainsi qu’à leurs implications politiques au sein de l’espace public. On convoquera les approches croisées des sciences de l’homme et de la société, de la sociologie, de l’économie, de l’histoire, de l’esthétique ou encore de la philosophie, afin de donner sens à une sphère symbolique en pleine reconfiguration.

Spectacles de la dette, économies de la littérature : Trois siècles de crise financière et de critique esthétique (1709-2012)


Séminaire de recherche de l’UMR-LIRE

Organisé par Yves Citton et Martial Poirson

Horaire : Mercredi 17 h 30 – 19 h 30

Salle : B 220


Banqueroutes et crises de la dette reviennent périodiquement hanter les imaginaires modernes, depuis la Banque de Law et la crise du premier système de monnaie papier et d’action dans les années de Régence, les déficits budgétaires et les assignats au moment de la Révolution, jusqu’aux subprimes et à la crise de l’euro aujourd’hui. En lisant trois pièces de théâtre mettant en scène spéculation financière, dette et banqueroute, accompagnées de toute une série de textes brefs panachant auteurs classiques et inconnus, ce séminaire étudiera la façon dont le discours littéraire, depuis trois siècles, met en scène de pareilles crises, et en profite pour élaborer une critique littéraire de l’économie politique, au fur et à mesure de la montée en puissance de la « science » économique, hier méprisée, aujourd’hui hégémonique. Nous concentrerons d’abord notre attention sur le XVIIIe siècle, qui a vu se mettre en place, en parallèle, les fondements de la discipline économique et ses premières dénonciations littéraires. Nous poursuivrons l’enquête à travers les XIXe et XXe siècle, pour finir avec les débats économico-politiques actuels, que nous revisiterons à la lumière de nos lectures littéraires. Ce parcours permettra à la fois de mesurer l’efficacité propre de l’œuvre et de la critique littéraires, et de prendre du recul face aux discours de la crise, qui bouchent aujourd’hui notre horizon politique et configure nos représentations du monde.

Médiation Culturelle & Humanités scientifiques


Organisateur : Martial Poirson

Avec la collaboration de la Maison de la Création de Grenoble, de l’école doctorale n°50 de l’université Stendhal-Grenoble III et de l’UMR LIRE-CNRS

Année 2012-2013


Ce séminaire à destination des doctorants de l’université Stendhal se veut aussi ouvert que possible aux étudiants venant des formations les plus diverses.

Cette année, une attention particulière sera donnée aux politiques du patrimoine historique et de la mémoire, en particulier de l’Ancien Régime, des Lumières et de la Révolution, ainsi qu’à leur réinvestissement, détournement, voire subversion dans les cultures et imaginaires populaires à travers les nouvelles formes de médiation culturelle dans le monde.

La Révolution française dans les cultures et imaginaires populaires dans le monde aujourd’hui


Séminaire interdisciplinaire « Médiation culturelle & humanités scientifiques », organisé en collaboration avec la Maison de la Création et l’École doctorale n° 50 de l’université Stendhal-Grenoble 3

Responsable : Martial Poirson

Le mercredi – de 18h à 20h (sauf mention contraire) – aux dates et lieux suivants


En marge de l’historiographie officielle et des politiques de la mémoire, la Révolution française féconde les arts, les pratiques et les représentations populaires dans de nombreux pays aujourd’hui : ils se l’approprient et en détournent, voire en subvertissent l’héritage afin de jouer avec la plasticité de son « mythe » fondateur.

Ouvert à tous, et plus particulièrement aux étudiants en lettres et arts, en histoire et en sciences sociales, ce séminaire interdisciplinaire – en partenariat avec le Musée de la Révolution française de Vizille et la Maison de la culture de Grenoble (MC2) – a pour objectif d’interroger la construction sociale et artistique d’une sous-culture, voire le cas échéant d’une contre-culture, des événements et discours historiques, à partir de films, spectacles, romans, musique, bandes dessinées, objets, publicités, discours…

Gestes littéraires contemporains


Cours de Master 2 : Théories de la littérature

Responsable : Yves Citton

Le mercredi – de 10h30 à 12h30 – Salle F111 / université Stendhal

audio

Dans quelles directions pousse la théorie littéraire en ce début de XXIe siècle ? Pour répondre à cette question, ce cours proposera de chercher dans la notion de geste une façon de tracer une continuité entre les percées théoriques opérées par Jakobson, Sarraute, Barthes et Blanchot (dans les années 1950), que l’on revisitera rapidement, et une large palette de réflexions contemporaines sur la littérature (1990-2011), sur lesquelles portera l’essentiel du semestre.

Après avoir analysé la matérialité des gestes de lecture (Stanislas Dehaene, Marielle Macé, Pierre Bayard, Franco Moretti), on passera en revue une série de textes qui redéfinissent la nature du geste critique (Richard Shusterman, Michel Charles, Laurent Jenny, Marc Escola). On envisagera ensuite l’expérience littéraire comme opérant un geste de frayage à fort potentiel sociopolitique (Françoise Lavocat, Jacques Rancière, Judith Butler). On terminera en s’intéressant aux gestes de créolisation et d’hybridation qui caractérisent de nombreuses pratiques théoriques et créatives contemporaines (Édouard Glissant, Antoine Volodine, Christophe Hanna). L’ensemble de ces lectures sera encadré par une réflexion anthropologique sur le statut de la gestualité et de la communication littéraire dans notre monde en voie de numérisation (Tim Ingold, Giorgio Agamben, Guillemette Bolens, Félix Guattari).

Problèmes d’interprétation


Cours de Master 1 : Méthodes critiques

Responsable : Yves Citton

Le mercredi – de 13h30 à 15h30 – Amphi 6 / université Stendhal

audio

Qu’est-ce qu’interpréter au sein de notre société de spectacle et de nouveaux médias numérique ? En quoi les opérations que nous appliquons en tant que lecteur, spectateur, auditeur ou musicien sur un texte littéraire, un film, un spectacle de danse, un rôle théâtral ou une partition musicale sont-elles constitutives (et non simplement réceptrices) de l’expérience artistique ? En quoi l’interprétation est-elle au cœur des problèmes politiques contemporains ? En quoi les nouveaux médias numériques reconfigurent-ils nos pratiques interprétatives ? De quoi se compose donc ce monde de spectacle, d’images, de signes, de récits dans lequel nous baignons ?